Publié dans Critiques

No et moi – Delphine de Vigan

4/5 – Par Plume

[résumé voir photo ci-dessus]

No et Moi est désormais un classique de la littérature adapté en film et tout le toin-toin… (il faudrait d’ailleurs que j’aille jeter un coup d’œil à cette adaptation cinématographique…).
J’ai apprécié la lecture de ce roman autant par l’écriture fluide de Delphine De Vigan que par le dynamisme de l’histoire. Mais au delà de tout ça, c’est un roman qui m’a donné à réfléchir.
Il pose la question de savoir si l’on peut changer les choses, bousculer les lois de la société du jour au lendemain, parce qu’on n’en peut plus.
Est-ce qu’on est obligés d’accepter notre condition sans mot dire ?
Mais essayer de changer c’est aussi prendre le risque de se perdre…

Sur ces mots, je vous laisse à vos réflexions,
Bonne lecture !

Plume 😛

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Interview de Agnès Marot et Cindy Van Wilder !

À l’occasion de Scientilivre à Toulouse, le 19 octobre, nous avons rencontré Agnès Marot et Cindy Van Wilder ! Nous vous proposons donc aujourd’hui, à la place de nos critiques hebdomadaires, un interview de ces deux auteures très complices !

Gribouille et Plume : Pourriez-vous vous définir chacune en trois mots ?

Cindy van Wilder :  Belge (éclats de rire collectifs). Quoi ? C’est un mot ! Passionnée et chat.

Agnès Marot : Oh non ! J’allais dire chat, thé et chocolat, mais je vais trouver un autre mot … Éditrice, thé et chocolat.

G&P : Agnès, nous avons lu IRL et Erreur 404 et nous aimerions savoir d’où vous est venue l’inspiration pour pénétrer dans ce monde informatique ?

A.M : Alors, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Je suis très geek et addict aux nouvelles technologies. Je joue beaucoup aux jeux vidéos et, donc, forcément, je lis beaucoup sur le sujet et j’y réfléchis aussi. Pourquoi a-t-on cet intérêt-là ? Quels sont les avantages ? Quelles peuvent être les dérives ? Et il y a un film en particulier qui est à l’origine  : The Truman Show. C’est l’histoire d’un homme qui vit sa vie, comme n’importe qui. Puis on se rend compte que c’est un personnage de téléréalité, tout le monde suit sa vie. Mais lui n’est pas au courant. Un peu comme Chloé d’IRL, à la différence que tous les gens autour de lui sont des acteurs et qu’il est dans une ville « fermée », et, qu’à la fin, une porte lui permet de sortir. Donc je trouve que c’est un concept qui est extra, même si le film date un peu maintenant (c’est avec Jim Carrey). Donc, j’ai beaucoup réfléchi à ce film et je me suis dit : « En fait, maintenant, avec la réalité virtuelle et les nouvelles technologies, il existe encore une nouvelle dimension ! » Voilà, c’est donc parti de là.

G&P : Au niveau de vos connaissances informatiques, vous avez dû faire beaucoup de recherches ou vous vous y connaissiez déjà assez ?

A.M : J’ai fait un peu de recherches, même si j’ai des connaissances de base. Je vis au quotidien avec des informaticiens et des ingénieurs, donc ça aide. Mais j’ai fait des recherches, notamment, par exemple, pour matérialiser Chloé dans le monde réel. Je savais que l’impression biologique existait déjà un peu, mais j’ignorais s’il était plausible d’imaginer, un jour, l’impression biologique d’un corps entier. J’ai rencontré, complétement par hasard pendant l’écriture, un scientifique qui travaillait sur une imprimante de cellules. Il m’a offert un tibia et il m’a aussi imprimé des oreilles. Voilà, c’était ce genre de recherches.

G&P : Merci ! Cindy, nous avons lu La Lune est à nous, nous savons que c’est un registre très différent de Les Outrepasseurs. Comment vous est venue cette envie de crier à l’injustice comme vous le faites pour les personnages que sont Max et Olive ?

CVW : En fait, je refuse de me cantonner à un seul registre. D’autant plus que l’idée m’est venue de parler de deux personnages qu’on pourrait croiser dans la rue tous les jours ; ceux qu’on ne place toujours qu’à l’arrière-plan et qui ne sont jamais les héros, et ce, pour la seule raison qu’ils sont gros. Et je me suis dit : « Ce n »est pas logique ! » Donc voilà, je vais parler aussi de ces deux personnages que sont Max et Olive, et en même temps je vais les mettre au premier-plan ; puisque je pense que chacun mérite d’être le héros ou l’héroïne d’une histoire. Alors j’ai eu la très bonne idée d’en parler à ma chère Agnès, ici à mes côtés, qui est aussi éditrice (ce que j’avais complétement oublié à l’époque) et qui m’a dit: « Écoute, ça t’intéresserait de me raconter leur histoire ? De me l’écrire ? » Et là, je n’ai pas pu résister, donc j’ai plongé dans l’écriture.

G&P : Et enfin, avez-vous chacune des petits conseils à donner aux deux jeunes écrivaines en herbe que nous sommes ?

A.M : Ne lâchez pas l’affaire et ayez confiance en vous. C’est le plus dur.

CVW : Lire, lire, lire et lire. Et surtout, lire de tout. Aussi bien romans que BD que mangas, comme des autobiographies ou des romans Young Adult etc. C’est comme ça que vous allez vous forger une culture littéraire. Et je trouve qu’à ce moment-là, on arrive à décrypter comment chaque écrivain et écrivaine construit son intrigue. Et ça peut nous donner des idées !

G&P : Merci beaucoup !! 🙂

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Nos vies en l’air – Manon Fargetton

4/5 Par Gribouille

     Bien que je l’ai adoré, ce roman me laisse un peu perplexe. Il m’a fait penser à Cœur Battant d’Axl Cendres, un roman exceptionnel qui traite du même lourd mais intéressant sujet : le suicide. Ici, nous suivons deux jeunes : Mina et Océan. La première m’a un peu déplu au début par son comportement, avant de remonter en flèche dans mon estime au fil de l’histoire. À l’inverse, le deuxième me plaisait au début avant de me déplaire progressivement au fur et à mesure que l’on s’enferme dans son esprit.

L’histoire est très émouvante. Elle touche à plusieurs sujets graves et pourtant tabous : la mutilation, le suicide, le cyberharcèlement, etc.. C’est très intéressant !

Mais j’ai été un peu déçue par la fin. Alors que l’histoire d’Océan se termine sur une petite note mélancolique ; Mina, elle, n’a pas vraiment de « fin ». On a juste le droit à une révélation soudaine sur son histoire, sans savoir ce qu’elle décide pour finir la nuit.

Donc voilà, c’est  un roman magnifique qui vaut le détour. Je vous le conseille vivement à partir de 13 ans !

Bonne lecture ! :q

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Nouveau marque-page !

Salirations chers amis ! 🙂

Nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui un nouveau marque-page, plus complet que le précédent !

Nous le distribuerons prochainement autour de nous, et nous espérons que vos déambulations littéraires vous amèneront à le trouver !

Si vous souhaitez le télécharger et l’imprimer, le voici sous format PDF : New marque page

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Will & Will – John Green et David Levithan

4,5/5 — Par Gribouille

    Encore un magnifique roman de John Green, mais co-écrit cette fois, avec David Levithan. Et c’est une réussite !

     Voici l’histoire de Will Grayson, Tiny Cooper et Will Grayson. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’intrigue est plus centrée sur Tiny que sur les 2 Will, mais ce n’est pas plus mal !

     Les personnages sont plutôt attachants. Bien sûr, on a sur chacun d’eux un œil différent : Tiny, corpulent et gay ouvertement, vous fera peut-être rire ou vous exaspèreras ; Will-le-dépressif vous donnera envie de pleurer ou vous fera dire « Mais c’est tellement vrai ! » ; et l’autre Will vous fera sourire ou vous ennuiera. À vous de juger !

     Qu’on se le dise : je m’attendais à (alerte spoil) une histoire d’amour entre les 2 Will, mais ce n’était pas le cas !
Je vous laisse imaginer ma surprise !

     Les passages écrits du point de vue de Will-le-dépressif (ce n’est pas très flatteur comme nom, je sais) m’ont un peu surprise au niveau de la typographie : il n’y a pas de majuscules ! Ni en début de phrase, ni aux noms propres ! Et les dialogues sont présentés comme des répliques de théâtre ! C’est surprenant, mais on s’y fait vite.

     Je tiens à préciser qu’à l’instar de Will (pas le dépressif, l’autre), je n’ai strictement rien compris à l’histoire du chat dans la boîte. Mort ou vivant, ou vivant tant qu’on n’a pas ouvert la boîte, ou mort dans tous les cas, … Je m’y perds.

     Bref, un très bon roman, à dévorer dès 13 ans !

 Bonne lecture ! ♥

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Octobre

Nous sommes encore une fois désolées pour cet énième retard de début de mois !

Octobre est donc arrivé apportant avec lui les vacances de la Toussaint (enfin !) et… Halloween !
Voici sans plus tarder le programme :

Nos livres préférés du mois :
Plume : Inséparables – Sarah Crossan
Gribouille :

Le défi d’écriture du mois :
Faites-vous peur ! Écrivez une histoire d’horreur pour pimenter une soirée Halloween ! Bouuuh !


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Inséparables – Sarah Crossan

5/5 – Par Plume

C’est l’histoire de Tippi et Grace.
Grace et Tippi sont jumelles fusionnées, sœurs siamoises. Accrochées par la hanche depuis leur naissance, un jour, les voilà obligées d’aller au lycée – pour la première fois.
Le roman suit leur vie pendant six mois et c’est passionnant !

Le roman retrace le quotidien des deux sœurs dans toute sa complexité. L’autrice s’est beaucoup documentée sur l’aspect technique mais aussi mental d’être fusionnée à sa sœur.

Cette lecture m’a secouée. D’abord parce que je ne connaissais quasiment rien au sujet des frères et sœurs siamois.es. Ensuite, parce que, du coup, j’ai découvert cette façon de vivre, de voir la vie différente de la mienne ; Grace répète sans cesse qu’être sœurs siamoises,
N’est.
Pas.
La.
Pire.
Chose.
Au monde.
Tippi et Grace ne veulent en aucun cas avoir à être séparée.
Et puis aussi parce que j’en ai pleuré (très fort) :'(.

Le livre est écrit en vers libres (comme dans Swimming Pool) et il a été traduit par Clémentine Beauvais (of course !).

C’est une de ces lectures qui vous marquent, qui laissent en vous une trace de leur passage. Et ça fait du bien de lire un bon livre !

Bonne lecture,

Plume 😀

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Beaux mecs et sac d’embrouilles

3,5 — Par Gribouille

     Meg Cabot et son style tout en légèreté et humour m’avaient manqués ! Un petit roman qui fait sourire à lire d’une traite !

Beaux mecs et sac d’embrouilles raconte l’histoire de Katie, une charmante jeune fille à la vie tranquille, mais qui a malgré tout un problème « majeur » : elle a du mal à garder le contrôle de ses lèvres (celles-ci ont une forte tendance à embrasser les canons de son entourage). Vous pouvez donc imaginer les situations hilarantes dans lesquelles se fourrent Katie à la première occasion !

Malgré cet aspect très léger (voire complètement niais, qu’on se le dise) du roman, il y a quand même des incitations à la réflexion (notamment sur le stupide fait d’ADULER les joueurs de foot (berk !)  et sur le pardon).

Bref, c’est un roman sympathique, qui ne m’a pourtant pas plu plus que ça, à lire pour rire et sourire à partir de 12 ans.

Bonne lecture !

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L’odeur du jour – Danielle Martinigol

1/5 – Par Plume

Je m’excuse d’avance parce que je n’aime pas faire de critiques négatives mais je n’ai pas du tout apprécié ce livre. L’histoire m’a parue un peu bancale. La façon d’écrire de l’autrice m’a donné l’impression d’une personne âgée qui s’est mal documentée ou qui ne sais pas comment parlent les ados d’aujourd’hui. Les dialogues m’ont fait mal aux oreilles tout comme les dialogues internes de l’héroïne.

J’en oublie de vous faire un rapide résumé :

Lili est une flaireuse : elle sent l’odeur du jour tout les matins avant de se réveiller. Cela lui donne une sorte de prédiction sur le jour. Un jour, elle se réveille et elle est assaillie par une odeur de cauchemar. Quand elle arrive à l’institut, elle apprend que sa prof préférée est morte dans un attentat. Commence alors une enquête tournant parfois au fantastique pour comprendre le pourquoi du comment de cette mort.

Je ne veux pas développer plus ma pensée pour simple raison que peut-être que ce livre vous plaira, à vous. Je n’ai pas le droit de vous dégoûter d’un livre avant que vous ne l’ayez lu (et peut-être de vous privez d’un bon moment de lecture). Si vous voulez lire des commentaires (plus ou moins) positifs : https://www.babelio.com/livres/Martinigol-Lodeur-du-jour/1109497

Bonne lecture,

Plume