Publié dans Critiques

Blacklistée – Cole Gisben

5/5 Par Gribouille

      Ce livre est un concentré d’émotions pures où l’on retrouve tous les aspects de la vie. On est très bien immergés dans la peau de Regan, si bien que l’on se sent harcelés aussi. Il montre bien qu’il faut accepter la réalité : malgré toutes les affirmations qu’on peut faire quant à notre franchise, nous médisons tous. En effet, ce n’est pas justifiable, et très difficilement pardonnable, mais le plus important est de s’excuser quand on blesse.

     Ce livre m’a transmis la joie et l’excitation de tourner les pages, même s’il traite d’un sujet aussi grave.

     Ici, on a une vision intéressante des complots du harcèlement et des petits jeux de pouvoir. Chaque lecteur du roman en ressort changé par la vérité qui dégouline des pages. Il décrit notre société telle qu’elle est vraiment : on cache nos singularités et nos problèmes, qui nous caractérisent pourtant, pour paraître « normaux ». Les critères sociaux que nous avons nous-mêmes créés exercent une pression monstre sur les épaules des personnes que l’on considèreraient comme différentes.
C’est ce message que j’ai compris. Nous sommes uniques et pourtant chacun souffre des mêmes choses.

Un must-read phénoménal que je conseille à partir de 13 ans.

Bonne lecture ! ♥

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Je suis ton soleil – Marie Pavlenko

5/5 – Par Plume

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire…
Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés ?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages comme un soleil.

Source : Quatrième de couverture de Je suis ton soleil de Marie Pavlenko.

Ce roman est un de mes plus gros coups de cœur ! Je le conseille à tous les types de lecteurs. Gorgé d’humour (j’ai carrément éclaté de rire !) il traite d’une histoire assez grave (ce n’est pas non plus dramatique à en pleurer, soyons bien clair). On ne s’ennuie jamais et il se lit vite, malheureusement !

Bref, il faut l’avoir lu au moins une fois dans sa vie.

(Alerte spoil)

Juste ajouter, que la fin est merveilleuse ! J’ai adoré. Optimiste et ouverte à de nouveaux possibles, parfaite.

Bonne lecture 😛

Plume

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Quand on s’embrasse sur la lune – Stephen Tunney

2,5 — Par Gribouille

      Voici un petit livre mélangeant la SF et une histoire d’amour. De quoi épater les amateurs, s’ils sont patients. En effet, pour ma part, j’ai dû attendre les deux tiers du livre pour capter l’action et arrêter de m’ennuyer. Seules les 150 dernières pages m’ont donné ce que j’attends d’un livre. Il est très bien écrit et plutôt agréable à lire mais c’est le déroulement du texte qui me dérange. Dans les premiers chapitres on nous raconte le résumé mais ensuite… des chapitres et des chapitres de souvenirs, d’explication de la société lunaire avant de (ouf!) finir en beauté.

Ici, comme pour Et plus encore de Patrick Ness, je suis profondément frustrée par la fin. On ne sait pas tout ! On se doute bien que (alerte spoil) Clellen réussit puisqu’elle amène les données au District de Copernic, mais Slue ? Et Hieronymus ? Et les parents de ce dernier ? Et Fenêtre-s’abattant-sur-des-moineaux ? Et Reno ?

Trop de questions pour une si petite partie aimée… J’aurais voulu plus, j’aurais voulu moins… Mais l’histoire de ce livre nous fait réfléchir. Y-a-t-il d’autres couleurs primaires que nous ne distinguons pas encore ? Pourra-t-on un jour nous installer sur la Lune et voyager ainsi dans l’espace ?

Je conseille ce livre à partir de 12 ans. Bonne lecture ! ♥

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Histoires du soir pour filles rebelles – Elena Favilli et Francesca Cavallo

5/5 – Par Plume

Ce livre n’est pas un roman mais une sorte de recueil de contes… Sauf que ces contes extraordinaires sont, en réalité, des histoires vraies de femmes qui se sont rebellées et battues contre les personnes qui voulaient les faire taire et les soumettre.

Personnellement, c’est un sujet qui m’intéresse, mais au delà de son aspect culture générale, ce livre m’a vraiment redonné du courage. Il m’a donné un regain d’optimisme incroyable (que j’ai beaucoup apprécié).

Si je devais classer les livres dans des catégories, celui-là serai dans la catégorie « Livres que l’on garde sur sa table de nuit et que l’on lit le soir pour se remonter le moral avant d’affronter un horrible oral de Français ». Le genre de livre que l’on chouchoute un peu plus que les autres, quoi. Un livre… magique, qui se savoure lentement.

Bonne lecture,

Plume 🙂

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Le faiseur de rêves – Duologie (T1 & T2) – Laini Taylor

5/5 — Par Gribouille

      Cette série est un véritable et authentique must-read. Je vais d’ailleurs forcer Plume à la lire, et ce, dès que j’aurais fini d’écrire cette critique !!

     Le faiseur de rêves nous plonge dans un univers (ô combien) merveilleux, magnifique, exceptionnel, miraculeux, etc… La lecture m’a vraiment passionnée et j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher par moment. Amateurs de dieux, légendes, pouvoirs, mystères, peaux bleues, livres et batailles : ce livre est FAIT pour vous.

     Il est vrai que l’histoire peut être compliquée par moment, voire assez difficile à suivre. Mais si on n’est vraiment pris par l’intrigue, il n’y a pas de problèmes !

      Ces deux romans sont deux bons gros pavés comme on aime, typiquement le genre de livres que je dévore en 3 jours maximum. Il ne faut pas être effrayé(e) par les 600 et quelques pages. On ne s’ennuie pas ! Il se passe toujours quelque chose : jamais de temps morts. Une pure merveille !

      Vous l’avez compris, je vous conseille très vivement cette duologie qui mérite largement le détour ! À lire absolument dès 14 ans !

Bonne lecture !

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No et moi – Delphine de Vigan

4/5 – Par Plume

[résumé voir photo ci-dessus]

No et Moi est désormais un classique de la littérature adapté en film et tout le toin-toin… (il faudrait d’ailleurs que j’aille jeter un coup d’œil à cette adaptation cinématographique…).
J’ai apprécié la lecture de ce roman autant par l’écriture fluide de Delphine De Vigan que par le dynamisme de l’histoire. Mais au delà de tout ça, c’est un roman qui m’a donné à réfléchir.
Il pose la question de savoir si l’on peut changer les choses, bousculer les lois de la société du jour au lendemain, parce qu’on n’en peut plus.
Est-ce qu’on est obligés d’accepter notre condition sans mot dire ?
Mais essayer de changer c’est aussi prendre le risque de se perdre…

Sur ces mots, je vous laisse à vos réflexions,
Bonne lecture !

Plume 😛

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Interview de Agnès Marot et Cindy Van Wilder !

À l’occasion de Scientilivre à Toulouse, le 19 octobre, nous avons rencontré Agnès Marot et Cindy Van Wilder ! Nous vous proposons donc aujourd’hui, à la place de nos critiques hebdomadaires, un interview de ces deux auteures très complices !

Gribouille et Plume : Pourriez-vous vous définir chacune en trois mots ?

Cindy van Wilder :  Belge (éclats de rire collectifs). Quoi ? C’est un mot ! Passionnée et chat.

Agnès Marot : Oh non ! J’allais dire chat, thé et chocolat, mais je vais trouver un autre mot … Éditrice, thé et chocolat.

G&P : Agnès, nous avons lu IRL et Erreur 404 et nous aimerions savoir d’où vous est venue l’inspiration pour pénétrer dans ce monde informatique ?

A.M : Alors, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Je suis très geek et addict aux nouvelles technologies. Je joue beaucoup aux jeux vidéos et, donc, forcément, je lis beaucoup sur le sujet et j’y réfléchis aussi. Pourquoi a-t-on cet intérêt-là ? Quels sont les avantages ? Quelles peuvent être les dérives ? Et il y a un film en particulier qui est à l’origine  : The Truman Show. C’est l’histoire d’un homme qui vit sa vie, comme n’importe qui. Puis on se rend compte que c’est un personnage de téléréalité, tout le monde suit sa vie. Mais lui n’est pas au courant. Un peu comme Chloé d’IRL, à la différence que tous les gens autour de lui sont des acteurs et qu’il est dans une ville « fermée », et, qu’à la fin, une porte lui permet de sortir. Donc je trouve que c’est un concept qui est extra, même si le film date un peu maintenant (c’est avec Jim Carrey). Donc, j’ai beaucoup réfléchi à ce film et je me suis dit : « En fait, maintenant, avec la réalité virtuelle et les nouvelles technologies, il existe encore une nouvelle dimension ! » Voilà, c’est donc parti de là.

G&P : Au niveau de vos connaissances informatiques, vous avez dû faire beaucoup de recherches ou vous vous y connaissiez déjà assez ?

A.M : J’ai fait un peu de recherches, même si j’ai des connaissances de base. Je vis au quotidien avec des informaticiens et des ingénieurs, donc ça aide. Mais j’ai fait des recherches, notamment, par exemple, pour matérialiser Chloé dans le monde réel. Je savais que l’impression biologique existait déjà un peu, mais j’ignorais s’il était plausible d’imaginer, un jour, l’impression biologique d’un corps entier. J’ai rencontré, complétement par hasard pendant l’écriture, un scientifique qui travaillait sur une imprimante de cellules. Il m’a offert un tibia et il m’a aussi imprimé des oreilles. Voilà, c’était ce genre de recherches.

G&P : Merci ! Cindy, nous avons lu La Lune est à nous, nous savons que c’est un registre très différent de Les Outrepasseurs. Comment vous est venue cette envie de crier à l’injustice comme vous le faites pour les personnages que sont Max et Olive ?

CVW : En fait, je refuse de me cantonner à un seul registre. D’autant plus que l’idée m’est venue de parler de deux personnages qu’on pourrait croiser dans la rue tous les jours ; ceux qu’on ne place toujours qu’à l’arrière-plan et qui ne sont jamais les héros, et ce, pour la seule raison qu’ils sont gros. Et je me suis dit : « Ce n »est pas logique ! » Donc voilà, je vais parler aussi de ces deux personnages que sont Max et Olive, et en même temps je vais les mettre au premier-plan ; puisque je pense que chacun mérite d’être le héros ou l’héroïne d’une histoire. Alors j’ai eu la très bonne idée d’en parler à ma chère Agnès, ici à mes côtés, qui est aussi éditrice (ce que j’avais complétement oublié à l’époque) et qui m’a dit: « Écoute, ça t’intéresserait de me raconter leur histoire ? De me l’écrire ? » Et là, je n’ai pas pu résister, donc j’ai plongé dans l’écriture.

G&P : Et enfin, avez-vous chacune des petits conseils à donner aux deux jeunes écrivaines en herbe que nous sommes ?

A.M : Ne lâchez pas l’affaire et ayez confiance en vous. C’est le plus dur.

CVW : Lire, lire, lire et lire. Et surtout, lire de tout. Aussi bien romans que BD que mangas, comme des autobiographies ou des romans Young Adult etc. C’est comme ça que vous allez vous forger une culture littéraire. Et je trouve qu’à ce moment-là, on arrive à décrypter comment chaque écrivain et écrivaine construit son intrigue. Et ça peut nous donner des idées !

G&P : Merci beaucoup !! 🙂

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Nos vies en l’air – Manon Fargetton

4/5 Par Gribouille

     Bien que je l’ai adoré, ce roman me laisse un peu perplexe. Il m’a fait penser à Cœur Battant d’Axl Cendres, un roman exceptionnel qui traite du même lourd mais intéressant sujet : le suicide. Ici, nous suivons deux jeunes : Mina et Océan. La première m’a un peu déplu au début par son comportement, avant de remonter en flèche dans mon estime au fil de l’histoire. À l’inverse, le deuxième me plaisait au début avant de me déplaire progressivement au fur et à mesure que l’on s’enferme dans son esprit.

L’histoire est très émouvante. Elle touche à plusieurs sujets graves et pourtant tabous : la mutilation, le suicide, le cyberharcèlement, etc.. C’est très intéressant !

Mais j’ai été un peu déçue par la fin. Alors que l’histoire d’Océan se termine sur une petite note mélancolique ; Mina, elle, n’a pas vraiment de « fin ». On a juste le droit à une révélation soudaine sur son histoire, sans savoir ce qu’elle décide pour finir la nuit.

Donc voilà, c’est  un roman magnifique qui vaut le détour. Je vous le conseille vivement à partir de 13 ans !

Bonne lecture ! :q

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Nouveau marque-page !

Salirations chers amis ! 🙂

Nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui un nouveau marque-page, plus complet que le précédent !

Nous le distribuerons prochainement autour de nous, et nous espérons que vos déambulations littéraires vous amèneront à le trouver !

Si vous souhaitez le télécharger et l’imprimer, le voici sous format PDF : New marque page

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Will & Will – John Green et David Levithan

4,5/5 — Par Gribouille

    Encore un magnifique roman de John Green, mais co-écrit cette fois, avec David Levithan. Et c’est une réussite !

     Voici l’histoire de Will Grayson, Tiny Cooper et Will Grayson. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’intrigue est plus centrée sur Tiny que sur les 2 Will, mais ce n’est pas plus mal !

     Les personnages sont plutôt attachants. Bien sûr, on a sur chacun d’eux un œil différent : Tiny, corpulent et gay ouvertement, vous fera peut-être rire ou vous exaspèreras ; Will-le-dépressif vous donnera envie de pleurer ou vous fera dire « Mais c’est tellement vrai ! » ; et l’autre Will vous fera sourire ou vous ennuiera. À vous de juger !

     Qu’on se le dise : je m’attendais à (alerte spoil) une histoire d’amour entre les 2 Will, mais ce n’était pas le cas !
Je vous laisse imaginer ma surprise !

     Les passages écrits du point de vue de Will-le-dépressif (ce n’est pas très flatteur comme nom, je sais) m’ont un peu surprise au niveau de la typographie : il n’y a pas de majuscules ! Ni en début de phrase, ni aux noms propres ! Et les dialogues sont présentés comme des répliques de théâtre ! C’est surprenant, mais on s’y fait vite.

     Je tiens à préciser qu’à l’instar de Will (pas le dépressif, l’autre), je n’ai strictement rien compris à l’histoire du chat dans la boîte. Mort ou vivant, ou vivant tant qu’on n’a pas ouvert la boîte, ou mort dans tous les cas, … Je m’y perds.

     Bref, un très bon roman, à dévorer dès 13 ans !

 Bonne lecture ! ♥