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Falalalala – Emilie Chazerand

3/5 — Par Gribouille

Mon avis sur le livre est assez mitigé. Une belle histoire de famille, parfois un peu niaise, écrite avec un style pour le moins particulier.

Chez les Tannenmaum, la pâtisserie, c’est une vraie histoire de famille. Et les rênes de Tannenland, l’entreprise familiale, se transmettent de naine en naine. Alors, forcément, la vie de Richard et sa GRANDE taille n’est pas facile tous les jours..

Première déception pour ce roman : le résumé est trop prometteur. Les « torrents de fous rires et de larmes » doivent être bien cachés, car ils ne m’ont pas touchée. Oui, l’histoire est assez drôle, parfois légèrement touchante. Mais pas de quoi en faire tout un drame !

Deuxième bémol (selon moi, of course) : Richard. Oui, le personnage principal. Il est très niais et il fait des caprices d’enfant alors qu’il a 19 ans ! Décevant. J’aurais largement préféré que le roman soit plus centré sur Ludovika, sa cousine de 16 ans, beaucoup plus haute en couleurs, mature et surtout, dont la vie est un brin plus excitante ! Ceux qui ont lu comprendront : Quentin est bien plus intéressant que Richard.

Ce récit reste néanmoins une belle histoire de famille, mais quelques autres éléments la « gâchent » un peu, notamment le style d’écriture.
Quand vous lisez La fourmi rouge (de la même auteure), que vous vous en prenez plein les yeux et le cœur, que vous riez à gorge déployée de la vie de Vania Strudel, et bien.. On s’attend à mieux pour Falalalala. Personnellement, je trouve que le langage employé au début du roman est assez grossier. Ce qui est d’autant plus décourageant, puisqu’il faut attendre que Lulu, Quentin et Brugada débarquent pour apporter (enfin) des rebondissements ! Et, à moins d’avoir pris Alsacien LV2 au collège ou de venir de là-bas, le rythme de lecture est régulièrement cassé par les petites notes qu’on doit lire pour comprendre ! Je suis un poil énervée sur ce point-là.

Je pense que ma critique paraît très négative, même si j’ai bien apprécié le roman et qu’il m’a fait vivre de bons moments de lecture. Je vous le conseille dès 12-13 ans !

∴ Bonne lecture ! ∴

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Le Prix Clara est de retour !

Salirations amis et amies écrivains et écrivaines !

Nous sommes aujourd’hui à un mois de la date limite pour envoyer nos nouvelles pour le Prix Clara ! Petit récapitulatif de tout ce qu’il y a de merveilleux à savoir sur le Prix Clara :

  • Le Prix Clara est un concours de nouvelles ouvert à tous les jeunes qui auront moins de 18 ans au 28 septembre 2020. Il a été créé depuis bientôt 15 ans en l’honneur de Clara, décédée à 13 ans d’une malformation cardiaque indétectable.
  • Le thème est libre, votre nouvelle doit faire de 5 à 40 pages (*petits souvenirs de toutes les fois où on a dû enlever des paragraphes entiers pour rentrer dans les 3500 caractères autorisés*) alors profitez-en pour parler d’un sujet qui vous touche, qui vous passionne ou pour ENFIN coucher sur le papier l’histoire qui vous trotte dans la tête depuis 2 semaines (on vous a reconnu, vous qui ne vous rendez pas compte que vous avez un talent incroyable!)
  • Les 6 lauréats seront publiés dans un recueil, comme tous les ans, dont le prix est de 10 €. Il faut savoir que tous les bénéfices de la vente seront reversés à l’ARCFA : l’Association pour la recherche en cardiologie du foetus à l’adulte. C’est l’occasion d’écrire pour la bonne cause en mémoire de Clara qui adorait lire et écrire !
  • Les recueils sont disponibles en librairie, en bureau de tabac, à Gibert, PARTOUT ! Alors même si vous ne souhaitez pas écrire, vous pouvez toujours acheter le recueil ou faire un don. Les recueils sont d’une qualité exceptionnelle, c’est épatant et merveilleux !

Maintenant que vous êtes calés sur le sujet : À VOS STYLOS !!!!

Comment ça vous êtes encore là ? Bon, puisque vous n’êtes pas décidés, allez faire un tour sur tous ces liens, vous ne serez pas déçus !

Fleurus vous présente le Prix Clara 2020

L’histoire du Prix Clara

Le vlog de Léo, lauréat 2019

Le site de l’ARCFA

Gribouille critique le recueil 2019

Plume critique le recueil 2017

La participation de Gribouille à l’édition 2019

Bonne écriture à tous et toutes !

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Nous les filles de nulle part – Amy Reed

5/5 Par Gribouille

J’ai vraiment eu un gros coup de coeur pour Nous les filles de nulle part ! Je le trouve fort, poignant et débordant de réalité !

À : destinataires cachés
De : LesFillesDeNullePart
Chères amies,
Vous en avez marre ? Vous avez peur ?
Vous en avez marre d’avoir peur ?
Vous êtes EN COLÈRE ?
On sait ce qu’ils ont fait. Spencer Klimpt, Eric Jordan et Ennis Calhoun. On sait qu’ils ont violé Lucy. On sait qu’ils ont fait du mal à d’autres, probablement beaucoup d’entre nous. On sait qu’ils recommenceront.
Vous êtes prêtes à agir ? À ne plus vous taire ?
Rejoignez-nous. Ensemble nous sommes plus fortes qu’eux.
Nous ne nous tairons plus.
Nous les Filles de Nulle Part.

Il existe de nombreux romans sur le sexisme du point de vue des adolescents, mais celui-là est selon le moi le meilleur (du moins, de ceux que j’ai lus) ! La force de Nous les filles de nulle part, c’est que ce n’est pas l’histoire d’UNE fille violée, c’est l’histoire de NOUS les filles violées, discriminées, jugées, infériorisées, fières d’être des filles, des femmes. C’est un roman à multiples points de vue, mais mon préféré reste celui de « Nous ». C’est un point de vue où s’enchaînent des scènes à différents endroits, ce que vivent les femmes chacune de leur côté (ou à plusieurs d’ailleurs), mais ce qui fait d’elles un tout, un nous.

Bien sûr, le roman a ses trois personnages principaux : Grace, Erin et Rosina. J’avoue que Grace ne m’a pas plu tant que ça. Après avoir lu des dizaines et des dizaines de roman, il faut dire que le personnage de Grace n’est pas très original : une « grosse » mal dans sa peau, qui veut faire changer les choses mais qui ne peut rien faire à cause de son physique, c’est un classique. En revanche, Rosina et Erin sont des pépites ! Rosina, c’est l’impulsivité et le dynamisme qui cachent beaucoup de choses. Elle est aussi porteuse de la cause LGBT+, très présente dans le roman, grâce à l’homosexualité et la transidentité ! Et Erin est une Aspie. Les passages de son point de vue sont extrêmement riches en détails, en émotions, en pensées intérieures. On est vraiment à l’intérieur d’Erin, et c’est fascinant.

Les articles du blog « Les Vrais Mecs de Prescott » (site dédié au sexisme pur qui a la fâcheuse tendance à considérer les femmes comme des objets)  rythment la lecture, et rappellent constamment ce contre quoi se battent les Filles de Nulle Part.

Enfin, il faut savoir que l’amour se glisse entre les pages, crée un peu de lumière dans le combat que mènent les lycéennes.

Je vous le conseille très fortement, dès 13 ans !! Bonne lecture ! ❤